Notre époque.

Notre époque.
Tu ressasses trop, beaucoup trop, un voyage pour les tropiques, que tu visites chaque soir dans un rêve idyllique. Le paradis de sable fin te racle la gorge, le soleil tape sur les nouveau-nés dans les champs d'orge et de blé. Mais réveille-toi mon frère ! Ici tu es sur Terre ! La mer des caraïbes existe ! Le puits à rats ! Là-bas ! Tu vois ! TU VOIS !
Allé enfonce-toi dans mon monde ! Je ne l'ai pas choisis mais on peut dire que je suis chanceux, chapeau mes aïeux ! Personne n'aurait fait mieux !
Allé descends les escaliers de fers, descends prendre un verre avec les vipères élastiques qui dansent sur la piste de tes désirs enfouis sous les palmiers de ton étroite cervelle. Qu'est-ce que tu attends ?! Ecorche-les ! Mais discrètement, il ne scie pas à nos dames et nos seigneurs, de voir leur propre sang répandu à terre, même s'il ne désire que se sentir vivre, écrasé par la violence, par le mâle en personne.
Tu entends les basses ? TU LES ENTENDS LES BASSES ?! ELLES TE FONT DANSER N'EST-CE-PAS ?! Ton rêve c'est un voyage pour les tropiques ? Pas de problème ! Efface le visage des vipères élastiques, remplace-le par les palmiers du fond de ton coeur, et contemple-les décontenancées de leur écorce, et vide d'angoisse, de peur, de force, vide de tout ! TOUT !

Tu pleurs ? Pourquoi tu pleurs ? Allé vide toi et tu ne pleureras plus... Non ? Mais... Mais ! Tu n'es pas vide ! Tu es remplis de pus ! Tu es avide, voilà ce que tu es ! AVIDE ! Avide de crever comme un chien au dehors, remplit de pus dégoulinante. Si tu étais vide, tu le verrais, l'éclat de notre ville toute bâtit d'or, avec nos lumières puissantes, nos phares marqués "Eiffel". Quoi ? Tu veux qu'elles soient belles ? Qui ça ? Les vipères ? Mais tu peux les rendre belles !



Non... Vraiment belles...


Photo : Oeuvre murale de Banksy.
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# Posté le vendredi 06 novembre 2009 11:26

Muet sans trop de force dans la voix

Excuse-moi si j'écris ce texte dans l'instant, mais je sais que demain, faute de cran et de sentiment, ça restera engloutit sous de la poussière de crâne. C'est vrai, car je n'ai rien à t'offrir, quelques étoiles les jours d'été, de la poussière dans les yeux, et des débris d'appartements. Ca pue, ça sent, même dans la bouche ça s'inonde de sang. Déjà là ça disparait, ça redevient glace que j'essaye de briser au marteau-piolet dans ma cervelle, je ramasse à la pelle des contes et des histoires. Tu ne me connais pas, je suis l'ombre traité d'exhalombre qui pars et qui revient. Je suis un peu écaillé sur le dessus, je suis le pull emplit de boue, et j'n'ai pourtant aucune odeur, ni de bonheur ni de malheur. Je n'ai que quelques étoiles les jours d'été, de la poussière dans les yeux, et des débris d'appartements. Si tu viens je ne t'y attendrais pas, je suis un peu ailleurs et pas trop sur terre, l'air de rien, néant, monde à vapeur à l'intérieur. C'est tout. J'veux pas rester là, j'veux pas y crever, mais je me pose un instant sur un petit rocher au bord de la Seine, un coca à la main je contemple les flaques, j'y vois rien donc je me casserais, et je ne t'attendrais pas, même si tu y étais avant. Et je me souviens des cheminées de fumée noir, tes lèvres sur la joue qui claquent comme des pétards, là non plus je ne t'ai pas attendu. Tu restes le dos tournée, moi je bégaye ton langage, je me souviens même pas de ton visage. Je ne suis pas de ton monde, je resterais pas longtemps, juste demain puis je m'en vais, pourtant je t'aurais bien offert avant de partir, quelques étoiles les jours d'été, de la poussière dans les yeux, et des débris d'appartements.
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# Posté le jeudi 24 septembre 2009 14:27

Voyage cent pieds à terre.

Voyage cent pieds à terre.
Un chuchotement sourd après quatre ans déjà, ça me hurle aux oreilles, il brûle pas à pas et explose au réveil. 14h00 pour une matinée garnit à l'anesthésies, j'ai pire vous savez, qu'après quelques heures de brume et de brouillard, un flash fulgurant, une pensée de fugue fuyante, ça sent, ça pue, les lampadaires et steak salé pour Cayenne, ville du vice, ville des étoiles, cuit à la poêle, elle revête un manteau de ma moelle. Osseux oui, un moment pardon, j'ai oublié tout du long, les rongeurs de carotides, les filles aux fils tendus, les mots illisibles qu'on ne lit plus, et les éclairs et les étrons perdus, les typhons et les avions, les tiges à quatre pattes qui montent jusqu'au toit du monde, elles pondent des paypales et des cartes bleus, dans le blanc des éclats, et des nuages noirs. Amis du soir bonsoir ! Un adieu par la fenêtre, et peut-être que demain je croiserais un hêtre, serré par deux caméras à 400 kilomètres au-dessus de la mer, mère des airs. Patience, il me reste la moitié de l'équateur à parcourir en une demi-heure, avant les électrons électriques, les criques craquantes, qui montent jusqu'au carnage, des câbles carnassiers, si carnivore qu'ils se crament entre eux, qu'ils se crèvent. Crapuleux certes, dans une flaque peureuse et en cavale, je retrouve mon manteau de moelle, perdu à la hâte, retrouvé à la hâte, ils suffisaient de suivre les pattes de chiens, ils sont plus de six milliards ici bas. Ici c'est le bout du monde, des gueules ouvertes grondent, que je ne peux pas partir. "Messire sans vous offensé, il me semble être pressé de ne pas revenir à la réalité". Trente secondes, en suivant les ondes, je retourne à Cayenne, les lampadaires, les steak salés. Sans prévenir je me retrouve au fond du noir, un couloir, au bout duquel je retrouve, ville du vice mais sans étoiles, les rongeurs sans carotides, les filles sans fils tendus, les mots lus et relus, les avions sans les typhons, les lampadaires... dans le couloir...
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# Posté le mercredi 15 juillet 2009 12:23

Osmose

Osmose
la lèpre jusqu'au tréfonds de la chair, une vie sous perfusion,de l'acide, de l'ammoniac, de la rouille jusque dans les artères : Il respire encore ... doucement il s'endort d'une douleur indolore.

Il est ? Non il n'est plus, il pleut des larmes le sac de pue.

Accroché,

Au fond il y a des racines qui traînent, déjà morte depuis des heures, doucement elles meurent, d'une prise immortelle.

Des lèvres crochues pour un dernier pas dans la veine, et le sang qui bat au tempe, odeur et forte haleine, on s'en souviendra au moins.

Au moins jusqu'à demain...

Les intestins entremêlés qui tremble d'une main tendu, il respire encore... et le foie qui ne tient plus. Ils tiendront...

Encore et encore, au moins jusqu'au matin.

Tant que le soleil se pointera la lumière lacérant les nerfs, le corps entier comme un geyser jaillira par force et par nature.

Il souffle.

Il respire.

Il vit encore.
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# Posté le lundi 29 juin 2009 11:34

Un enfant aux rêves myrtille et groseille.

Un enfant aux rêves myrtille et groseille.
Je suis né dans un monde où l'anesthésie est devenu un métier, aux premières images de poussière et de brume j'hume les molécules constituant mon univers : un peu d'acier, un peu d'éther, juste ce qu'il faut pour faire sa vie au-dessous de cette serre, dévoreuse de ma planète Terre. Pourtant étant gosse, je les ai vu dans mon sommeil, les rêves couleur myrtille et groseille, j'étais sûr de son état réel, que s'est-il passé ? Bon sang ! elle était si belle ! Victime d'une arnaque qui m'anarche au fond du trou, mais c'est oeil pour oeil, un tout pour un tout, on ne me baisera plus ! Je les écrirais ces rêves couleur myrtille et groseille, je les dessinerais au bas des murs, pureté du béton impur. J'ai de la fierté ! trop de fierté pour pouvoir crevé la gueule ouverte armée d'une flaque de vin comme une bouteille à la mer ! Nous étions tous à la naissance, des rêves myrtille et groseille maintenant condamné à la balle effilée qui trou la chair, on se perd, je sens qu'on se perd. Mais j'ai encore mes bras et mes jambes, j'ai mes ailes et ma lumière, pas de masque quand je vole le long des quais de l'infini car il n'y a pas de fin à nos esprits. On bâtira les plages, on trouvera des étoiles, une fusée main dans la main, une âme d'être humain qui vivait autrefois, de rêves myrtille et groseille...
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# Posté le samedi 27 juin 2009 08:35